L'ACTUALITE du BANDOL

FETE DU MILLESIME 2001:
Comme chaque année, rendez-vous le premier dimanche de décembre, le 02 décembre cette année

Programme des réjouissances (Le Figaro, 21 octobre 2001) :
"...Thème choisi cette année : le cirque; pas seulement parce que les clowns ont traditionnellement le nez rouge, mais surtout parce que les saltimbanques et les enfants de la balle ont, plus que quiconque, cette notion de l'effort inlassable qui s'efface sous la joie et les paillettes.
Au programme, une oenothèque animée par des sommeliers professionnels, des séances d'initiation à la dégustation, des démonstrations d'accords mets-vins orchestrées par Guy Gedda, et, bien entendu, l'opportunité d'apprécier les différentes productions, y compris dans les millésimes plus anciens (04 94 20 29 59).

 

(septembre 2001; lu dans Magnumvinum.com)

LE VIGNOBLE DE BANDOL ENCORE TOUCHE PAR LE FEU

"Ces dernières semaines, l'appellation Bandol a partagé la Une des journaux avec une actualité troublante. Deux incendies gigantesques (datés du 09/09 et 16/09) ont ravagé à eux seuls plus de 2 000 hectares de pinèdes, mobilisant jusqu'à 800 pompiers sur les communes du Beausset et de La Cadière d'Azur (Var). Les flammes ont cerné plusieurs domaines viticoles. Du haut du plateau de la Tour du Bon, la carte postale idyllique méditerranéenne faisait face à un enfer de fumées noires qui ont très vite voilé le soleil. En quelques heures, les reliefs de Sézanne étaient bruns et imberbes. Une semaine plus tard, le cauchemar se répétait sur le versant opposé... Mais les vignes ont proportionnellement peu souffert. Elles ont arrêté le feu et même préservé quelques habitations ! Seules les parcelles enclavées au milieu des pins peuvent poser problème. Aucune n'aurait en outre été arrosé de produit retardateur... Seul persiste désormais le doute d'un goût dans le vin."

"Sur les communes voisines du Castellet et du Beausset dans le Var, le plus gros feu de l’été a ravagé environ 1 500 hectares de forêt et de garrigue, sans compter les 800 hectares détruits début septembre dans un autre incendie toujours sur la commune du Castellet. Plusieurs domaines viticoles d’AOC Bandol et de Côtes de Provence ont été directement touchés par le feu qui a détruit, selon le premier bilan établi par l’Association " Les vins de Bandol ", près de 50 hectares de vignobles. " Le moral des producteurs, dont les vignes sont aujourd’hui au milieu des squelettes de maisons, est à zéro. Si les vignes représentent un excellent pare-feu, elles n’en sont pas moins affectées notamment à cause de la chaleur et de la fumée. "

"La récolte sera certainement réduite de 30 % cette année et je peux dire que nous avons eu de la chance car les canadairs n’ont pas employé de produits chimiques retardant le feu. Ces substances sont vraiment très mauvaises pour les vignes ", explique Jean-Pierre Boyer, président de l’association et propriétaire du château Salettes, situé à La Cadière d’Azur. Ce viticulteur a été relativement épargné par les incendies, seule une petite partie de ses vignes a subi des pertes. Les dommages sont plus importants pour d’autres qui cependant préfèrent rester anonymes afin d’éviter une éventuelle dévalorisation de leur production. L’année dernière, les producteurs étaient déjà à la limite minimale en stock alors que le bandol rouge est avant tout un vin de garde. Les incendies de cet été vont encore accentuer cette situation. En 2000, la production totale d’AOC Bandol était de 54 000 hectolitres. Mais avant de spéculer sur les conséquences à terme, les vignerons doivent s’activer sur le terrain pour sauver le maximum de leur récolte. "

" Pour sauver une partie de la récolte faite après l’incendie, nous avons lavé et séché des raisins imprégnés par l’odeur de fumée et parfois couverts de cendres avant d’effectuer une vinification bien séparée. Grâce à cette opération, assez coûteuse d’ailleurs, nous espérons éviter des séquelles au niveau du goût. Notre objectif est d’avoir une qualité de vin irréprochable ", souligne Jean-Pierre Boyer. Un exercice qui reste délicat aux dires de Guillaume Tari, propriétaire du domaine de La Begude, qui a été touché par les incendies de l’an dernier perdant plusieurs hectares dans les flammes. Selon lui, l’aspect goût de fumée des vins de feu n’est pas à négliger. Difficile donc de faire des grands vins avec des raisins nettoyés. " Personnellement, j’ai eu beaucoup de difficultés à cause des cendres qui sèchent les vignes. Les raisins ne sont pas vraiment en bonne forme. J’ai taillé les arbres et nettoyé les vignes à 60 %, cette année, je devrais récupérer le cycle, mais est-ce que l’impact des incendies de l’an dernier sera encore sensible, est-ce que mes vins vont récupérer leur qualité initiale, on verra en mars prochain , conclut Guillaume Tari."

 

CONDAMNATION D'UN PRODUCTEUR DE BANDOL (Var Matin , 29 juillet 2000)

M Jean-Daniel OTT a comparu le 6 juin dernier, prévenu de "tromperie sur la nature, la qualité, l'origine ou la quantité d'une marchandise entre 1996 et 1997, publicité mensongère ou de nature à induire en erreur". On lui reproche d'avoir mentionné sur la collerette de ses bouteilles de rosé "sans produit chimique" alors que des traces de soufre ont été retrouvées dans le vin, lors d'un contrôle. L'utilisation dans sa production de blanc d'un cépage du terroir bordelais, le sémillon, interdit dans l'appellation Bandol a également été sanctionnée. Enfin, le contrôle a révélé la présence dans les caves du domaine Ott de deux cuves de 22,5 hectolitres alors que l'agrément obtenu ne portait que sur 40 hectolitres.

Plus d'un mois après l'audience et la mise en délibéré, le tribunal correctionnel de toulon a comdmné Jean-Daniel OTT a 50000 F d'amende.

Le tribunal a aussi rendu un jugement condamnant Régine Sumeire, propriétaire de Côtes de Provence (Ch Barbeyrolles, Ch la Tour de l'Evêque,..) à 20000 F d'amendes pour publicité mensongère, pour avoir commercialisé sous des étiquettes différentes des vins qui, selon les observations de la DDCCRF, étaient vinifiés dans une même cave, mais résultaient d'assmblages provenant de domaines différents, sans que les cuves de vinification soient clairement désignées.

Le substitut du procureur de la République, qui avait requis des amendes beaucoup plus importantes, a tout de suite fait appel de ces deux jugements.

Mes Commentaires: ceci n'est pas très glorieux pour deux domaines qui ont de hautes prétentions dans leur communication, mais dont la qualité n'est pas à hauteur des prix pratiqués.

(8/9 juillet 2000)

LE VIGNOBLE DE BANDOL TOUCHE PAR L'INCENDIE DE LA CADIERE

La Cadière est la commune de Bandol qui compte le plus de domaines viticoles en A.O.C Bandol. Plusieurs d'entre eux ont été menacés et deux ont été significativement touchés par l'incendie qui s'est déclenché à la Cadière le week end des 8 et 9 juillet 2000 et qui a ravagé 500 hectares de terrains. Il s'agit du Domaine de la Bégude et du Domaine de la Suffrène. Difficile d'évaluer précisément les dégats, mais 10% environ du vignoble de ces deux domaines auraient été anéantis.

 

(Juillet 2000)

La CUVEE 2000 du CONSEIL GENERAL du VAR est arrivée!

Crée il y a trois à l'intiative de la commission Vins du Centre départemantal des jeunes agriculteurs varois, la cuvée du Conseil Général du Var vient d'être sélectionnée. Avec le concours du Comité de valorisation agricole et rurale du Var, cette opération a pour but de faire connaître les vins Varois, de promouvoir leur qualité et la diversité des terroirs, donner une image dynamique de l'agriculture Varoise.
L'ensemble des appellations du Var, - Bandol, Côteaux d'Aix, Côtes de Provence, Coteaux Varois, - ainsi que les vins de pays sont admis à participer. La sélection est faite par un jury de spécialistes, pour chacune des appelations.

Pour ce qui est de l'appellation BANDOL, le vin rouge sélectionné est le CHATEAU DE LA ROUVIERE 1998 (domaines Bunan à La Cadière). En blanc et rosé, c'est le DOMAINE DE FREGATE (à Saint Cyr) qui a été retenu.

 

(Juillet 2000)

UN PRODUCTEUR DE BANDOL A LA TÊTE DE LA FEDERATION DES CAVES PARTICULIERES DE LA REGION

En ce début d'été 2000, la Fédération Régionale des Caves Particulières, regroupant les fédérations des Bouches du Rhone, du Var et du Vaucluse, a élu pour trois, lors de son assemblée générale, Jean-Pierre Boyer, propriétaire exploitant du Domaine des Salettes à la Cadière d'Azur. Jean-Pierre Boyer est en outre l'actuel président de l'association "les vins de Bandol".  

 

(Mai 2000)

Millésime 99: les Anciens et les Modernes...

Le numéro juin 2000 "Spécial Millésime 99" de la Revue du Vin de France vient de paraitre. Voici ce qui est écrit , en introduction, sur les vins rouge du millésime 99 (qui rappellons le, sont encore en cours d'élevage, puisqu'ils doivent passer au moins 18 mois en fût de chêne) : "toujours au sommet qualitatif de la Provence, les rouges de Bandol offrent une véritable homogénéité, avec des vins racés aux robes denses. La dégustation a révélé de belles maturités, des tannins puissants et structurés. L'arrivée du bois neuf donne à certaines cuvées des allures plus internationales que méridionales, et il leur faudra du temps pour trouver leur équilibre".

 

Dans la rubrique "nous avons beaucoup aimé" , nous trouvons les domaines suivants:

Les anciens...domaines

Chateau Jean Pierre Gaussen
Chateau de Pibarnon
Chateau Sainte Anne
Chateau Vannières

Les modernes...ou domaines récénts (respectivement 97, 96, 94)

Domaine du gros'Noré
Domaine de la Suffrène
Domaine Sorin

Dans la rubrique "nous avons beaucoup aimé" , nous trouvons les domaines suivants (que des anciens!):

Domaines Bunan, Moulin des Costes
Domaine La Tour du Bon, Cuvée Saint férréol
Cave de la Roque

Trois domaines très récents se hissent donc au sommet du millésime 99. Deux des trois vinifient en barriques neuves ou récentes et non en foudres anciens. Parmi les "anciens", La Tour du Bon et, en partie Vannières, font de même. L'avenir nous dira si cette tendance récente, qui conduit à des vins beaucoup plus "marqués bois" dans leur jeunesse, apporte un "plus" à moyen et long terme, le risque étant une perte de typicité "bandol".

 

Le saviez vous...??

Tous les ans, à Bandol, sur le port, a lieu la fête du millésime, le premier dimanche de Décembre. En cette année 2000, c'est donc le 3 décembre.

Dans une ambiance festive, quasi carnavalesque, c'est l'occasion de goûter, au fût, le dernier millésime en début d'élevage (pour les rouges, il faudra encore plus d'un an avant la mise en bouteille) et aussi des millésimes plus anciens.

Au même moment, le Salon des Caves Particulières d'automme bat son plein, à Paris, Porte de Versailles. Plusieurs domaines de Bandol y seront représentés.

Dur, mais passionnant week-end en perspective!

Les Raisins de l'espoir...

Ou l'opération exemplaire de réinsertion dans le vignoble de Bandol.

Cette opération, transposable à d'autres secteurs d'activité, démarre par un constat d'offres d'emplois insatisfaites dans le domaine viticole.

Pariculièrement à Bandol, compte tenu des règles draconniènne de l'appellation, des besoins en main d'oeuvre, il y en a.

Le Conseil Général du Var (pour lequel c'est une "première" réussie), l'Association des vins de Bandol et le Centre de Formation Professionnelle et de Promotion Agricole ont donc monté un programme permettant la formation, l'insertion puis l'embauche d'allocataires du RMI.

Le groupe de 10 personnes contactées par l'Anpe du Var a ainsi suivi une formation alternée de Certificat d'aptitude professionnelle agricole vigne et vin, dispensée par le CFPPA de l'ouest Var, adaptée aux exigences du marché et aux besoins des entreprises. Les entreprises, ce sont des domaines de l'Appellation Bandol, qui embauchent ensuite en contrat initiative emploi une personne connue et bénéficiant déjà d'une "culture" professionnelle maison.

La deuxième promotion, 15 personnes depuis le 13 décembre 1999, réparties dans 15 domaines différents, est en cours de formation. Les diplomés de la première promotion ainsi que la promotion suivante, ont fait l'objet d'une présentation cette semaine au Domaine "Gros'Noré" à La Cadière.

Pour en savoir plus sur les modalités de cette opération, avec interview des différentes parties prenantes, vous reporter au n° janvier 2000 de la revue "Conseil Général, Var Magazine".

Sources: "la lettre du business Méditerranée" 21 janvier 2000 et "Conseil Général - Var Magazine", janvier et mars 2000.

 

On n'arrête pas le Progrès....du "Rosé"

 

Le Var est le premier département français de vins rosés. Le rosé est à l'origine du succès, de la notoriété des vins du Var, d'une réputation parfois discutable : vins de soif insipides, quand ils ne sont pas des "tord-boyaux". Cependant, disons le tout net , cette réputation n'est plus justifiée, car la qualité du vin rosé a énormément progressé ces vingt ou trente dernières années. Il reste l'épine dorsale de son modèle économique; ainsi, dans le vignoble de Bandol, la production importante en volume de rosé permet de financement de la production des grands vins rouges.

Cet intêret économique incontournable du rosé pour la viticulture en Provence lui impose une obligation de qualité. A cet effet, à l'intiative de la Chambre d'Agriculture du Var, du département et l'ensemble des professionnels de la filière, le Centre Provençal de Recherche et d'Expérimentation sur le vin rosé.

 L'Association des Vins de Bandol participe à ce programme, au côté des autres appellations de la Provence orientale, Côtes de Provence, Coteaux d'Aix, Coteaux Varois, Bellet, Palette ainsi que le Syndicat des Vins de Pays du Var.

L'investissement dans la création de ce centre à Vidauban, qui dispose de gros moyens techniques, est de près de 11 MF. Le centre fonctionne depuis un an. Les programmes de recherche concernent l'ensemble de la filière, de la vigne aux linéaires de la grande distribution. 

Pour en savoir plus, se reporter à l'article "expédition au coeur d'un vin", Conseil Général - Var Magazine, mars 2000.

 

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