L'ACTUALITE du BANDOL (année 2002)

FETE du Millésime 2002 à Bandol : dimanche 1° décembre 2002
 

Comme si vous y étiez

La tendance du millésime 2002:
Les mots qui reviennent...: un millésime difficile, beaucoup de frayeurs , petites quantités, la maturité des mourvèdres difficile à atteindre: attention, à ceux qui ont pris peur et qui ont vendangé trop tôt... Le millésime 2002 sera "souple", les quantités resteront faibles (comme en 2001), seuls les vignerons qui ont récolté "drastique" et à maturité obtiendront un bon résultat.

Millésime 2002 : LA GRANDE FOIRE A LA CHAPTALISATION :
 

Pour la vendange 2002, La plupart des AOC du bassin méditerranéen ont obtenu de lNAO d'enrichir leur vin, de un à deux degrés. Même l'appellation Chateauneuf du Pape!

Cette prime à la facilité, qui pousse à vendanger avant maturité des raisins, est une honte pour le quart Sud Est, où les conditions d'ensoleillement sont plus favorables qu'ailleurs. C'est aussi une tromperie vis à vis des consommateurs.

Les vins Bandol est heureusement épargnée par cette mesure, puisque le décret d'appellation interdit toute mesure, même dérogatoire de chaptalisation.

 

UN CONSERVATOITRE DU MOURVEDRE :
(source: Magnumvinum.com - janvier 2002)

L'appellation Bandol rendra ainsi hommage au cépage qui la définit, celui qui ne semble s'exprimer idéalement qu'ici, en sacralisant ses plus beaux pieds. L'opération est soutenue par la Chambre d'Agriculture du Var; la parcelle qui accueillera les plans sélectionnés vient d'être gracieusement accordée par le Conservatoire du Littoral: 0,45 hectare en friche depuis plus de 40 ans, orienté sud-est avec vue sur la mer : le discours bandolais est donc respecté (on dit ici que pour qu'il mûrisse, le mourvèdre doit voir la mer).

Il ne reste plus aux instigateurs de ce projet qu'à partir en quête des souches susceptibles de figurer au palmarès de ce patrimoine mourvèdrien : " Nous allons fouiller aux pieds des oliviers : là, on n'a pas arraché les vieilles vignes de peur d'abîmer les racines de l'arbre, ironise Robert Gago de la Commission Technique des Vins de Bandol. En fait, on va commencer par fouiller la région en se limitant aux pieds âgés d'au moins trente ans, puis on va quitter la Provence pour d'autres horizons. On nous a signalé du mourvèdre en Charente, on va aussi aller en voir en Gironde où on le nomme balthazar, dans le Sud-Est où il se fait appeler "monastrel" (la légende dit que c'est parce qu'il était planté autour des monastères)… " La sélection de ces 300 clones s'annonce donc très ouverte et cultive la différence…

 

UNE INTERPROFESSION DES VINS DE PROVENCE dès fin 2002
(source: Magnumvinum.com; janvier 2002)

Seule région viticole de France à ne pas posséder d'interprofession, la Provence a mis du temps à accoucher de son projet de Comité Interprofessionnel. Les huit appellations provençales - Baux-de-Provence, Bandol, Bellet, Cassis, Coteaux d'Aix, Côtes de Provence, Coteaux varois, Palette- peinaient, en effet, à unir leurs forces sous la bannière Provence.

On sait aujourd'hui que le projet devrait se faire fin 2002 avec trois appellations qui représentent à elles seules 95 % de la production. En novembre dernier, le syndicat des Côtes de Provence a voté en séance plénière, à la majorité, l'adoption de ce projet d'Interprofession. Dans la foulée, les Coteaux varois s'y sont décidés à 91% le 9 janvier 2002.

le budget de fonctionnement du futur Comité Interprofessionnel des Vins de Provence devrait se situer autour de 16 à 17 millions de francs par an et s'organiser sur les bases d'une présidence alternée de trois ans pour chaque appellation.

Cette interprofession des vins de Provence, qui verra le jour fin 2002 avec trois appellations sur les huit que compte la région, devrait permettre sur le plan économique d'améliorer la connaissance et la régulation des marchés et de mieux promotionner les vins tant en France qu'à l'étranger.

François Millo, directeur du Comité Interprofessionnel des Vins des Côtes de Provence, pense que les autres appellations finiront bien par rejoindre cette interprofession, à condition qu'elle existe. Pour preuve, l'appellation Côtes de Provence, qui organise chaque année, à Paris, une dégustation de ses vins intitulée "Un Jour en Provence", devrait pour la première fois, en 2002, y inviter toutes les appellations provençales. Une vraie première et une main tendue vers les petites appellations qui ont refusé pour le moment de participer à cette aventure, " craignant d'être très minoritaires dans les décisions ", comme le précise Jean-Pierre Boyer, président de l'Association des vins de Bandol.

 

Actualité 2001/2000

 

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