En fond musical, "la sonate à Elise" pour illustrer une interprétation possible (Style "explosion maîtrisée des saveurs", Pibarnon, Bastide Blanche, Mas de la Rouvière...) du thème "Bandol et Beethoven : un mariage heureux"...

BIBLIOGRAPHIE


Les écrits sur le vin de Bandol consistent surtout en des comptes rendus de dégustations ou des classements de domaines dans les revues consacrées au vins ou guides gastronomiques.
Il existe cependant quelques ouvrages ou articles de référence.

Le plus complet d'entre eux, entièrement consacré au sujet, la bible, en quelque sorte :

- MARCHANDIAU (Jean-Noël), Gens et Vins du Bandol, Ed Serre, 1991

La passionnante histoire de Lucien Peyraud et des pionniers du Bandol "Si Bandol AOC m'était conté" de Lionel Heinic (Editions Scriba), que l'on peut se procurer au Domaine Tempier.

Les deux plus récents d'entre eux, consacrés exclusivement au vin de Bandol sont :
           - "les Vins de Bandol" (J.R.Fernand pour les textes, M. Gaillet pour les photos), Ed Autres temps, 2006, qui est constitué, avec de belles photos, de monographies sur l'ensemble des domaines (connus et moins connus) en caves particulières de Bandol.
           - " Bandol, son terroir, sa dégustation" par David COBBOLD, collection "autour d'un vin", Flammarion, 2001.

Deux autres ouvrages, consacrés aux vins de Provence, font une place importante aux vin de Bandol, avec une monographie sur certains domaines:

- LORGUES (Christine et René), Provence de la Vigne et des Vins, Ed Serre, 1990
ouvrage de référence sur les vins de Provence, tout au moins, les cinq appellations de Provence orientale : Bandol, Bellet, Cassis, Côtes de provence et Palette;

- LURET (Nicolas), Guide des Vins de Provence Côtes d'Azur, RMC Edition, 1988, composé essentiellement de monographies sur des chateaux et domaines.

Depuis 2006, existe un "guide des vins de Provence", ed Nustrale.com, sérieux, bien documenté, où les Vins de Bandol figurent en bonne place.

Parmi les articles des revues spécialisées, les plus complets sur l'appellation me semblent être :

- l'article du n°1 de la revue du guide Michelin "étoile", mai- juin 2008 : Bandol, la passion Mourvèdre.
- l'article du "spécial 10 ans" de la revue Belge "In Vino Véritas" n°91, novembre 2002 : "10 ans à Bandol", qui retrace de manière remarquable les évolutions de ces dernières   dans l'appellation, et l'interview d'Agnès Henry du domaine de La Tour du Bon.
- l'article de l'excellente revue Suisse "Vinum", n° 96.1 : "
Vins rouges de Bandol : la troisième force";
- l'article de la revue "Cuisine et Vins de France", 1995 : "
Bandol, La star provençale".

Sur l'accord entre vins et musique, pour ce qui est du Bandol, citons l'article de Michel Staib, membre du comité exécutif du groupe Schneider, "Bandol et Beethoven, un mariage heureux", Revue des deux Mondes, n° spécial "l'esprit et le vin", janvier 2000.

Sur l'accord entre Bandol et mets, voici un savoureux article de l'auteur marseillais Izzo ("fabio Montale"), grand amateur de Bandol (plus précisément Tempier!) devant l'Eternel, sur l'alliance du Bandol avec L'ail :

Ivresse de l'ail

par jean-claude Izzo

La première fille que j'ai embrassée sentait l'ail. C'était dans un cabanon, aux Goudes, à cette heure de l'été où les grands font la sieste. J'ai, cette année-là de mes quinze ans, appris à aimer l'ail. Son odeur dans la bouche. Son goût sur ma langue. Et l'ivresse des baisers, et du plaisir. Vinrent ensuite les bonheurs du pain simplement frotté à l'ail et du corps épicé des femmes.

Depuis, dans ma cuisine, l'ail trône. Fièrement. Malgré sa mauvaise réputation. Car l'ail, vous l'avez compris, appartient à la gourmandise de vivre. C'est lui, seul, qui ouvre les portes à toutes les saveurs. Il sait les accueillir. Cuisiner, manger, c'est cela: accueillir. Les amours, les amis, les enfants, les petits enfants. Sans exception,autour de la table, on écosse fèves, haricots blancs ou rouges, on découpe aubergines, courgettes, poivrons verts, rouges, jaunes, on vide les poissons, on lave poulpes, calmars et seiches, on découpe des lapins, on met à mariner des viandes rouges...

Daurades au fenouil, aïoli, civet à la ratatouille, bouillabaisse, soupe au pistou, paella, artichauts barigoules, morue en raïte... Les plats naissent, dans l'amitié d'être réuni, les rires et la parole sans retenue. Et la maison se trouve fortement parfumée. D'un parfum sauvage, et vulgaire. Parce que c'est évident, cuisiner à l'ail est une outrance culinaire, un outrage au bon goût.

C'est dans ces gestes, autour de l'ail, que les mondes se séparent. Plus gravement que vous ne pouvez l'imaginer. Rien, en effet, ne s'accorde mieux à l'ail que le vin, rouge de préférence. Du bandol en particulier, issu du fabuleux cépage qu'est le mourvèdre. Des vins amples, élégants, puissants, gras, et très aromatiques. L'un et l'autre, à chaque bouchée, poussent l'outrance jusqu'à ses dernières limites. Là où le palais rien revient pas de tant de sollicitations. N'en reviendra jamais. Comme de l'ivresse d'un premier baiser.

5 août 1997. Paru dans "La pensée de Midi", n°1, printemps 2000

En fond musical, "la sonate à Elise" pour illustrer une interprétation possible (Style "explosion maîtrisée des saveurs", Pibarnon, Bastide Blanche, Mas de la Rouvière...) du thème "Bandol et Beethoven : un mariage heureux"...

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